Monday, January 16, 2012

Et les années passèrent

Après mon préféré, voici mon plus récent. L'image que j'avais en tête pour celui-ci était le bord de mer à St Nazaire.


Apparemment, ça a bien changé..bah bien en fait je ne sais pas, mais je planifie d'y retourner.


Et les années passèrent, à revoir ton visage
Assis au bord de mer, infini paysage
Pêcheries abandonnées aux oiseaux de passage
Et sable déserté aux petits coquillages
Les vagues bercées au loin, retour d'un long voyage
Ont-elles croisé le tien, toi partie sans bagage ?

Et les saisons se suivent, tournant page après page
Mon coeur à la dérive, au bord d'un grand naufrage
Les mouettes déchaînées, face au vent qui fait rage
Le phare inhabité délaissant le rivage
Tout est vide, sombre et froid, une bien triste image
Est-elle ce que tu vois, par-delà les nuages ?

Et les jours se succèdent, pour un même héritage
En vain, j'appelle à l'aide, même l'écho perd courage
Les parapluies pressés sortent enfin de leur cage
Là-bas sur la jetée, deux ou trois lignes s'engagent
Ce rayon qui scintille, serait-il un mirage ?
Ou alors d'ou vient-il ? L'envoies-tu par présage ?

Mais les heures s'écoulent, ignorant les ravages
Noyé parmi la foule, je revois ton visage
Dans le rire des enfants, éclats de joie sauvage
Dans le soleil brûlant ou dans la brise sage,
Dans les jeux, les couleurs, dans les châteaux de sable.
Ce parfum de bonheur, est-ce de toi qu'il émane ?



J'ai essayé de faire les 4 saisons. A le mettre juste après celui de l'exil, on dirait comme une réponse.
PS: Je ne sais pas encore faire le u avec un accent sur mon clavier !

Sunday, January 1, 2012

L'exil, ce doux voyage

Alors, ça y est, je me lance. Comme je l'explique dans mon blog familial, je veux utiliser ce nouveau blog pour me motiver à écrire les poèmes que je ne prends jamais le temps de finir. Si je me dis que je dois mettre à jour ce blog régulièrement, je me dépêcherai peut-être un peu plus. Bon, je me laisse de la marge et me permets de publier des poèmes déjà finis depuis longtemps et aussi je me dis que, de temps en temps, je ferai de la prose sur quelques pensées, l'éloge de personnes chères, etc. Un peu comme dans un journal. Ce sera  plus un blog personnel, pour m'aider à atteindre mes objectifs.
D'un autre côté, peut-être que certains seront quand même intéressés par cette lecture. Je ne pense pas que la poésie attire beaucoup de monde de nos jours, mais ceux qui me connaissent s'amuseront sans doute à essayer de se retrouver dans ces rimes car, évidemment, c'est le monde autour de moi qui m'inspire et ils en font partie.
N'hésitez donc pas à poser toutes vos questions et à faire tous les commentaires que vous voulez. (Vu le nombre de commentaires sur l'autre blog, je doute que j'en ai beaucoup ici, mais au cas ou...) Si vous n'aimez pas du tout, expliquer pourquoi, ça m'aidera à faire mieux. Si vous adorez, envoyez ma page à l'Académie française :) Vous pouvez aussi tout simplement cocher en bas entre : j'aime pas, cliché, pas mal et vraiment bien (c'est anonyme-je sais pas comment faire pour savoir qui coche- donc n'ayez pas peur dire la vérité).

Je commence par un de mes poèmes préférés (vous verrez tout de suite le niveau comme ça :).
Dans ma tête, l'image que j'ai pour ce poème se rapproche d'une vue d'Ellis Island ou de la Statue de la Liberté. Je ne sais pas comment écrire le poème sur l'image, dommage, hein?! Tant pis, je mets la photo quand même.




Fini le 24 mai 2002

L'exil, ce doux voyage

Et l'exil est sublime qui invite sa proie
A quitter ses racines, à renier sa foi
Pour un coeur en bataille dans un champ de printemps
Que la saison des pluies oublia un instant
Mais l'hiver est précoce à l'âme solitaire
Loin des joies de la noce et du sein de la mère
Ce qui était nouveau redevient inconnu
Et le jour qui se lève n'est plus attendu.

L'exil, ce doux voyage, sur un arc en ciel bleu
Se noie, et c'est dommage, dès qu'on tourne les yeux
Vers l'océan immense, larmes de l'infini
Que refoule c'est étrange, la fille dans la nuit.
Les regrets sont à mer, le vent les porte au loin
La peur a goût de sel et le phare s'est éteint
L'amour a eu son coeur et Dieu aura son âme
Mais sa vie elle demeure, de sa patrie la flamme.

Mais l'exil éternel est un espoir divin
Que chérit chaque instant l'esseulé être humain
Que tout un patrimoine, la beauté d'une nation
Puisse couler dans les veines d'autres générations
Les enfants chantent l'hymne, malgré le paysage
D'une voix étrangère, de la mère l'héritage.
Nombreux ceux qui reviennent, après un long chemin
A la terre qu'ils aiment, et qui aime les siens.

Voilà, pour le premier. Je suis une exilée, alors c'est un peu évident comme sujet, je sais! Y'a quelques rimes qui me plaisent bien. Un peu ambigu au milieu, mais ça traduit l'ambiguité de la personne exilée n'est-ce pas? Sinon, j'ai l'impression d'avoir une fin trop tôt.

A voir maintenant la fréquence de mes publications :)